REFLEXION § Cyklop au coin des rues parisiennes depuis 2005

Un objet de la vie urbaine quotidienne devient support d’expression … la ville de Paris nettoie dans un premier temps, puis les habitants font une pétition pour conserver leurs cyklops qu’ils apprécient. Au début considéré comme une dégradation, l’artiste Alain D’Hondt a travaillé par la suite avec la mairie du 11ème et une école pour « décorer » la rue Morvan (2010). La presse semble unanime, cela « redonne vie à la ville » … La ville est-elle donc morte ? LIEN

image tirée du blog des cyklops

CartoonStreet by Le CyKlop / Rue René Goscinny, Paris 13e / Photo © Le CyKlop

Le texte sur la réappropriation de la ville sur le blog des Cyclops:

Le CyKlop investit l’espace public en détournant le mobilier urbain. Les potelets métalliques peuplant les zones urbaines deviennent un support d’expression sur lequel il installe ses personnages à l’oeil unique, en référence aux créatures fantastiques de la mythologie grecque.
Ce nouveau personnage emblématique et singulier s’inspire de l’art populaire, du manga, des toys et prend les formes les plus fantaisistes. Les trottoirs de la ville deviennent un nouveau territoire à explorer. En se servant de la cité comme matériaux et comme théâtre de ses interventions, Le Cyklop transforme les poteaux en personnages ludiques et attachants : des animaux sauvages, des totems africains, des jouets…
Il établit son territoire au coeur de la ville et entre en dialogue avec les passants, son oeil scrute et interpelle le regard. Il redonne à la ville sa dimension humaine et y apporte une touche sensible et surprenante. En marge des panneaux de signalétique ou de publicité dont la ville est saturée, il s’inscritdans l’espace public de manière originale, gratuite et universelle en s’offrant au regard de chacun. Il intervient de manière légale ou illégale, mais le public est toujours conquis, sans distinction d’âge ou de classe sociale. Un projet invasif, où la multiplicité génère une nouvelle minorité à laquelle chacun peut s’identifier.
Il empreinte autant au monde des jouets (Lego, Playmobil…) qu’à l’Art africain, au règne animal ou aux mythologies populaires… Sa forme graphique fait penser à Medama Oyaji, le personnage de GeGeGe no Kitaro (un manga créé en 1959 par Shigeru Mizuki), dont la tête est réduite à un gros globe oculaire. Cette forme rappelle aussi le groupe de musique The Residents dans les années 80.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s